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Kasaï Central : ça tire à balles verbales entre Donald KABASELE et le prof. Jean-Claude TSHILUMBAYI sur fond d’un scandale financier présumé. Quelle crédibilité pour nos hommes « de tas, d’état, d’Etat » ?

Kasaï Central : ça tire à balles verbales entre Donald KABASELE et le prof. Jean-Claude TSHILUMBAYI sur fond d’un scandale financier présumé. Quelle crédibilité pour nos hommes « de tas, d’état, d’Etat » ?

La crise politique au Kasaï Central vire à une véritable guerre ouverte entre deux personnalités influentes de l’UDPS.

D’un côté, maître Donald KABASELE, avocat et cadre du parti, et de l’autre, le professeur Jean-Claude TSHILUMBAYI, 1er vice-président de l’Assemblée nationale.
Le ton est monté d’un cran, et les accusations sont désormais frontales, tranchantes, voire explosives.

Invité ce mercredi sur les ondes de la Radio Ndudi, maître Donald KABASELE a vidé son sac.
Selon lui, la crise qui secoue l’Assemblée provinciale du Kasaï Central n’est qu’une fumée pour étouffer un scandale de plus de 300 millions de dollars américains décaissés par le gouvernement central pour divers projets d’intérêt public qui auraient été détournés sous l’œil complice de certains dirigeants.

Donald KABASELE affirme que la déstabilisation du Bureau de l’Assemblée provinciale du Kasaï Central a été « montée de toute pièce pour couvrir cette mafia ».

Pointant du doigt le BECECO et l’entreprise SAFRIMEX, Donald KABASELE affirme que l’argent a bel et bien été encaissé, mais que les ouvrages promis restent inexistants.

Plus loin encore, il accuse le Vice-premier ministre de l’Intérieur et le professeur TSHILUMBAYI et le VPM de l’intérieur d’être juges et parties :

Nous dénonçons cet acharnement sur la province du Kassai central, nous dénonçons ce que nous qualifions d’être un conflit d’intérêts parce que, selon certaines indiscrétions, il se pourrait que le VPM de l’intérieur est avocat conseil de la société Safrimex et qu’il serait également conseil de BCECO. Là, c’est lui et le vice-premier président de l’Assemblée nationale, le prof TSHILUMBAYI, qui serait également conseil de ces sociétés-là. Nous considérons qu’il y a conflit d’intérêt et que le vice-premier ministre, ministre de l’Intérieur, ne peut plus prétendre vouloir régler cette crise.

Face à cette charge virulente, le professeur TSHILUMBAYI a répondu sans langue de bois dans un message partagé par lui-même dans plusieurs forums WhatsApp :

« À Kananga, un politicien millionnaire qui n’a jamais travaillé dans sa vie à chargé un Avocat très corrompu d’affirmer un certain nombre de chose sur ma sacrée personnalité », écrit-il.

Et d’enfoncer le clou :

« Je reste l’homme politique le plus propre de la Province. On ne me trouvera ni dans les mines, ni dans n’importe quelle maffia. Je ne vends ni points ni syllabus à l’université où je travaille. Je ne connais ni les bureaux de Safrimex ni ceux de BCECO. Mais si on me propose un contrat dans les règles, je vais le prendre sans hésitation aucune parce que de l’école primaire à la thèse j’ai étudié avec les moyens de ma famille, j’ai le droit de travailler en toute loyauté ».

En contre-attaque, TSHILUMBAYI accuse à son tour un groupe de politiciens de Kinshasa d’avoir détourné 300 millions de francs congolais destinés aux députés provinciaux.

P. S.
Dans ce duel à ciel ouvert, c’est toute la crédibilité de nos hommes respectés qui vacille. À quand donc la fin de cette nouvelle saga ? Les doigts sont croisés.

✍️ GloDi-Gilbert KABONGO

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