À Kananga, protéger des vies semble être secondaire : la mairie choisit toujours d’agir après les morts, jamais avant (éditorial)

48 heures après la mort d’un garçon de 12 ans, percuté par un véhicule dans un restaurant de fortune près du terrain de l’AS Saint Luc, la mairie de Kananga a lancé, ce lundi 15 septembre, une opération de démolition des constructions anarchiques sur ce site.

L’action a été coordonnée par le maire de la ville, appuyée par les services de police.
Et ce n’est pas la première fois que le maire de la ville et ses services attendent un drame pour réagir. Il y a quelques mois, un autre enfant de 11 ans avait trouvé la mort, écrasé par un bulldozer sur le chantier de l’entreprise SAFRIMEX, de l’avenue Lulua.

À l’époque, le maire s’était contenté d’interdire, via un simple communiqué, laccès des chantiers aux populations qui s’y rendaient pour collecter moellons et cailloux à revendre. Mais faute de mesures d’accompagnement ou de contraintes, cette décision est restée lettre morte. Hommes, femmes et enfants continuent de fréquenter ces sites à haut risque, exposant leur vie à de nouveaux drames, pourtant évitables si la mairie fait convenablement son travail.
✍️ LeKasaien.net
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